Ce printemps, dans le cadre de notre initiative ConnectZEV, Accelerate ZEV a mandaté Environics Research pour sonder plus de 2 000 Canadiens afin de mieux comprendre leurs perceptions de la chaîne d’approvisionnement émergente des véhicules zéro émission de notre pays, y compris le développement des minéraux critiques et des batteries. Si nous voulons que les Canadiens partagent notre vision et notre enthousiasme pour un avenir automobile prospère et durable, nous devons comprendre comment ils perçoivent cette industrie émergente et ses avantages potentiels pour eux et leurs collectivités.
Le soutien est présent, mais il est encore fragile
La plupart des Canadiens adhèrent à l’idée de construire une chaîne d’approvisionnement des VZE. En fait, les deux tiers ou plus soutiennent tout, de l’extraction des minéraux critiques à la fabrication de batteries et de véhicules. Mais moins d’un sur trois se sent fortement concerné. Cela nous indique que le soutien est présent, mais qu’il est fragile et pourrait basculer dans un sens ou dans l’autre, selon la manière dont l’histoire est racontée. Cela signifie que le moment est venu de prendre le contrôle du récit – que malgré les défis du marché et les enjeux politiques, les Canadiens sont ouverts au développement de grands projets qui nous rendront pertinents et compétitifs dans le secteur automobile de l’avenir. La façon dont cela est présenté (emplois, croissance industrielle et souveraineté économique, etc.) sera essentielle pour continuer à développer des segments d’une chaîne d’approvisionnement des VZE qui donnera au Canada les avantages concurrentiels dont il a besoin dans le secteur automobile de l’avenir.
Les gens ne voient pas l’ensemble du tableau
Un récit clair et convaincant est nécessaire pour obtenir le type de soutien public qui positionnerait de manière significative l’industrie des VZE comme une priorité d’investissement évidente et essentielle pour le gouvernement. Seulement trois Canadiens sur dix pensent qu’il y a des progrès significatifs dans la mise en place d’une chaîne d’approvisionnement nationale des VZE. Beaucoup de gens voient le Canada prendre du retard par rapport aux leaders mondiaux comme les États-Unis, l’Europe ou la Chine. 70 % conviennent que nous devrions investir dans ce domaine, et près de 20 % affirment que cela devrait être une priorité nationale de premier plan.
La vue d’ensemble a du sens, mais qu’est-ce que cela m’apporte ?
Il existe un sentiment général qu’une industrie nationale des VZE peut créer des emplois, stimuler le commerce et réduire notre dépendance à l’égard des fournisseurs étrangers. Mais la compréhension diminue lorsqu’il s’agit du tableau local. Qu’est-ce que cela signifie pour ma collectivité ? Ma province ? Mon emploi ? Les réponses ne sont pas encore claires. Il s’agit d’une occasion importante de façonner le récit sur l’avenir de l’industrie canadienne des VZE et, en fait, sur l’avenir du secteur automobile canadien – qu’il peut s’étendre au-delà de la production automobile traditionnelle et impliquer davantage de segments de l’économie comme l’exploitation minière, le développement de batteries, etc., davantage de régions du pays et, si nous faisons bien les choses, davantage de personnes travaillant dans des emplois bien rémunérés.
Un seul message ne suffira pas
Les arguments économiques et de sécurité nationale ont tendance à résonner un peu plus que les messages environnementaux ou communautaires. Mais aucun argument unique ne s’est démarqué des autres. Cela signifie que nous ne pouvons pas nous fier à un message universel. Au lieu de cela, nous devons adapter notre façon de parler de l’économie des VZE pour correspondre aux différents publics et priorités.
Il y a de la place pour progresser, si nous trouvons les bons partenaires
Le soutien est le plus fort parmi les Canadiens de moins de 30 ans et dans les régions où la présence du secteur automobile et du développement de batteries est plus visible, comme l’Ontario et le Québec. Les Albertains et les électeurs conservateurs sont moins enthousiastes à l’égard de l’économie plus large des VZE, mais beaucoup soutiennent les minéraux critiques. C’est un point d’ancrage important et cela montre que nous avons des valeurs communes sur lesquelles nous appuyer. Pour continuer à développer cette chaîne d’approvisionnement, il sera crucial de relier le développement régional et la création d’emplois qui accompagnent le traitement et l’extraction des minéraux à un projet national plus large de croissance industrielle des VZE.
Pourquoi c’est important maintenant
Le Canada est à un point de décision. Avec certains investissements majeurs sur la table dans l’exploitation minière et les infrastructures, et avec d’autres comme la production de batteries et de véhicules faisant face à un avenir moins certain, le soutien du public jouera un rôle essentiel dans ce qui avancera et ce qui stagnera.
Si nous voulons que ce soit un projet véritablement national, il doit être perçu comme tel. Cela signifie relier les ambitions fédérales et certaines ambitions provinciales à l’impact local et donner aux Canadiens une raison claire de s’y intéresser.
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Cette recherche a été rendue possible grâce au soutien de la Fondation RBC, de la Fondation de la famille Trottier, de la Fondation Peter Gilgan et de la Fondation Ivey.